Migraine et naturopathie : comprendre et agir sur les causes.
Dernière mise à jour : il y a 18 heures

Maux de tête intenses, sensibilité au bruit, à la lumière, nausées et parfois vomissements : la migraine est une maladie qui dégrade fortement la qualité de vie. Cependant, elle est encore trop souvent traitée comme un simple mal de tête et uniquement de manière symptomatique, .
Le classique "Prenez un triptan, reposez-vous."
Ce n'est pas seulement la douleur qui épuise mais de ne pas comprendre pourquoi ça revient et de ne trouver personne pour chercher avec vous.
La migraine a pourtant des causes, et elles peuvent s'explorer. C'est la logique de la naturopathie fonctionnelle : au-delà des solutions naturelles pour soulager, chercher ce qui entretient les crises afin de ne plus avoir à les gérer une à une. Naturopathie et migraines se travaillent en complément du suivi médical, jamais à sa place.
Dans cet article, nous allons :
décrypter les mécanismes biologiques de la migraine et les déclencheurs fréquents
comprendre les limites des médicaments dans la gestion des migraines
révéler pourquoi éliminer vos déclencheurs ne suffit pas
évoquer les solutions naturelles contre la migraine étayées par la recherche scientifique
mieux comprendre l'intérêt de la naturopathie et d'une approche globale pour prévenir et soulager les migraines efficacement
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Comprendre la migraine : bien plus qu'un mal de tête.
Une maladie neurologique chronique
1 français sur 8 souffre de migraine en France
Il ne s'agit pas d'un simple mal de tête mais d'une maladie neurologique, avec ses propres mécanismes et symptômes, que l'OMS range parmi les maladies les plus invalidantes. Elle comporte une part héréditaire : elle est plus fréquente dans certaines familles, et touche environ trois fois plus de femmes que d'hommes.
Les symptômes de la migraine
La migraine se caractérise par des douleurs au niveau du visage et du cou d’intensité modérée à sévère. La douleur de migraine est souvent unilatérale (un seul côté de la tête), pulsatile et son intensité peut être augmentée par le mouvement ou l'activité physique.

Elle s'accompagne généralement d'une sensibilité accrue aux sons, à la lumière et aux odeurs, de nausées, voire de vomissements.
Mise en garde
En cas de douleurs importantes à la tête, surtout d'apparition soudaine, il est recommandé de consulter son médecin afin d'éliminer toute autres causes à l’origine des symptômes et de pouvoir poser un diagnostic médical.
Les phases de la crise migraineuse

Comme toute maladie paroxystique, les migraines évoluent par crises qui peuvent durer de quelques heures à plusieurs jours et sont entrecoupées de périodes de rémission (sans symptômes).
Une crise comprend généralement plusieurs phases :
Le prodrome : fatigue, douleurs cervicales, troubles digestifs, humeur changeante. Une personne migraineuse depuis plusieurs années reconnaît souvent ces signes avant-coureurs.
L'aura, présente chez une partie seulement des personnes migraineuses. Elle correspond à une vague d'activité électrique qui parcourt le cerveau, la dépression corticale envahissante. Elle prend le plus souvent la forme de troubles visuels, mais peut aussi être sensitive (fourmillements), verbale ou motrice.
La douleur, à son niveau maximal. C'est le moment où il vaut mieux ne pas tarder à agir pour tenter d'enrayer la crise.
Le postdrome : une phase sans douleur, parfois marquée par un sentiment d'euphorie, parfois par un soulagement incomplet avec une douleur latente (1).
Il faut savoir que la répétition des crises est un facteur de chronicisation : plus les crises sont fréquentes, plus les fibres nerveuses s'altèrent et deviennent sensibles à la douleur.
Migraine ophtalmique : de quoi parle-t-on ?
« Migraine ophtalmique » est une expression courante, et non un diagnostic précis. Elle désigne le plus souvent une migraine avec aura visuelle (zigzags, points lumineux, vision floue), qui précède ou accompagne le mal de tête, dure de 5 à 60 minutes puis disparaît complètement. Malgré le nom, l'origine est cérébrale et non oculaire. Une douleur autour de l'œil ou des crises liées aux écrans décrivent une localisation ou un déclencheur, pas un type de migraine.
Une première aura, une aura de plus d'une heure ou d'apparition brutale, une perte de vision limitée à un seul œil, ou une aura associée à une faiblesse ou à des difficultés à parler appellent un avis médical rapide. Une fois le diagnostic posé, la démarche naturopathique suit les mêmes axes que pour les autres migraines.
Déclencheur ou cause de la migraine : quelle différence ?
Identifier ses déclencheurs est une étape utile. Elle ne suffit pourtant pas toujours à faire disparaître les crises.
Les déclencheurs les plus fréquents
les variations hormonales : cycle menstruel, stress et émotions fortes
le café : manque ou excès
l'alcool, le tabac
la météo et les changements de température brutaux
l'altération des rythmes : sommeil, heures des repas
certains aliments spécifiques : intolérances alimentaires, libération d'histamine
Tout déséquilibre, qu’il soit physiologique, sensoriel ou émotionnel est facteur de déclenchement des migraines chez les personnes prédisposées.
Pourquoi supprimer un déclencheur ne suffit pas
Le déclencheur provoque comme une ultime suradaptation que le corps n'est plus capable d'encaisser. La notion de seuil est ici importante, le déclencheur identifié par le migraineux est seulement la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Si le terrain est déjà saturé, la moindre goutte suffit à faire basculer. Supprimer un déclencheur ne règle donc pas le problème, car un autre prendra probablement le relais.
De même, dresser une liste exhaustive des déclencheurs est difficile car chaque personne développe ses propres sensibilités. L'essentiel à retenir : le déclencheur n'est pas responsable à lui seul de la migraine. Il ne fait que révéler un terrain déjà fragilisé.
Les mécanismes biologiques de la crise
Les causes de la migraine ne sont pas complètement connues à ce jour mais certains mécanismes et facteurs ont été identifiés.
L'inflammation cérébrale
Pendant la crise migraineuse, on observe une inflammation au niveau du cerveau appelée inflammation neurogène. Elle serait déclenchée par un déséquilibre métabolique ou des stimuli externes qui activerait le système trigémino-vasculaire. Cette activation cérébrale implique la libération de CGRP (Calcitonin Gene Related Peptide) responsable de l’inflammation et de la douleur.

L'hyperexcitabilité nerveuse
Chez les personnes migraineuses, le seuil d'excitabilité des neurones est abaissé. Le système nerveux réagit plus fortement aux variations de l'organisme. Plusieurs facteurs contribuent à cette sensibilité :
les fluctuations hormonales liées au cycle menstruel
des déséquilibres en neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine)
les variations de la glycémie, qui entraînent des modifications hormonales en cascade
des modifications vasculaires (vasodilatation)
Le stress chronique fait partie des facteurs aggravants. Selon le Dr Chaudot, la migraine pourrait être liée à une mauvaise évacuation du dioxyde de carbone, notamment quand l'expiration est entravée (3). Des travaux ont étudié la réactivité des vaisseaux cérébraux au CO2 chez les personnes migraineuses (4), mais cette hypothèse reste discutée. Elle rappelle en tout cas que l'anticipation anxieuse d'une crise peut perturber la respiration, et qu'elle entretient ainsi le cercle des crises.
Deux personnes migraineuses n'ont pas forcément les mêmes mécanismes impliqués : le bilan de naturopathie fonctionnelle permet d'identifier les vôtres.
Les causes de fond qui entretiennent le terrain migraineux
Les déclencheurs varient d'une personne à l'autre. Certains déséquilibres de fond, eux, reviennent régulièrement chez les personnes qui souffrent de migraines chroniques. C'est cette partie, souvent la moins connue, qui est au centre de la démarche en naturopathie.
L'inflammation chronique de bas grade
Au-delà de l'inflammation neurogène pendant la crise, de nombreuses personnes souffrant de migraines présentent un état inflammatoire de fond persistant. Cette inflammation évolue à bas bruit, souvent liée à un déséquilibre alimentaire, un stress chronique ou un déséquilibre du microbiote intestinal.
Certains signes, comme des troubles digestifs ou de l'eczéma, sont parfois associés à ce terrain inflammatoire.
Cette inflammation de fond abaisse encore davantage le seuil de déclenchement des crises.
Les carences nutritionnelles
Certains nutriments jouent un rôle direct dans les mécanismes de la migraine. Leur déficit, très courant dans notre alimentation moderne, peut entretenir l'hyperexcitabilité nerveuse et favoriser les crises.
Magnésium, coenzyme Q10, fer, zinc... il existe de nombreux marqueurs micronutritionnels à surveiller quand on est migraineux.
Voir l'article 👉🏽 Le zinc peut-il aider à prévenir les migraines ?
L'intestin : un acteur central
Si vous souffrez à la fois de migraines et de troubles digestifs (ballonnements, constipation, diarrhée, côlon irritable), ce n'est peut-être pas un hasard.
L'axe intestin-cerveau établit une communication bidirectionnelle entre le système digestif et le cerveau. Le microbiote intestinal influence directement la production de neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine), la régulation de l'inflammation et la réponse au stress, trois dimensions fortement impliquées dans les migraines.
Un déséquilibre du microbiote, appelé dysbiose, peut ainsi entretenir l'inflammation de fond et abaisser le seuil de déclenchement des crises. Agir uniquement sur les déclencheurs dans ce cas, c'est comme prendre un antalgique pour une rage de dents sans soigner la carie : le soulagement est temporaire.
A lire : Ballonnements et ventre gonflé : sortir de la logique "pansement” et Migraine menstruelle et troubles digestifs : quel lien entre hormones et microbiote ?
Les hormones : surtout chez les femmes
Les migraines touchent trois fois plus les femmes que les hommes. Les fluctuations des œstrogènes et de la progestérone influencent directement la sensibilité des récepteurs à la sérotonine et la régulation vasculaire, deux mécanismes centraux dans la migraine.
Migraines cataméniales (liées aux règles), migraines aggravées à la périménopause, amélioration pendant la grossesse... Ces patterns hormonaux sont des signaux précieux pour comprendre les causes profondes.
Voir l'article 👉🏽 Pourquoi les migraines surviennent pendant les règles ?
Quand les traitements entretiennent aussi les migraines
Les traitements médicamenteux permettent d'enrayer une crise ou d'en limiter la survenue. Il en existe deux types : les traitements de crise (anti-inflammatoires, triptans) et les traitements de fond (bêtabloquants, antidépresseurs, antiépileptiques). Ils sont souvent très efficaces et ne doivent jamais être arrêtés sans avis médical.
Leur usage répété a toutefois des limites. La prise de triptans est à limiter à 10 jours par mois, celle d'anti-inflammatoires à 15 jours. Chez les personnes dont les crises sont très fréquentes, ces seuils sont vite atteints, et la prise répétée de médicaments peut provoquer des céphalées de rebond, qui appellent à leur tour de nouveaux médicaments.
Certains traitements, notamment les anti-inflammatoires, peuvent aussi irriter le système digestif, ce qui compte chez les personnes dont l'intestin est déjà fragile.
Dans ce contexte, trouver des approches complémentaires pour prévenir les crises et réduire le recours aux médicaments prend tout son sens.
Naturopathie et migraines : ce que fait un naturopathe
Le naturopathe ne se contente pas de soulager. Il mène une enquête de terrain pour comprendre ce qui entretient les migraines de la personne qu'il accompagne. Il n'existe pas de remède miracle contre la migraine, mais il existe des leviers, à adapter à chacun.
Le bilan : relier les symptômes entre eux
Le bilan de naturopathie aborde la situation de façon globale, en tenant compte des dimensions physiques, psychologiques et du mode de vie. Il permet de relier les migraines à d'autres symptômes (digestifs, hormonaux, sommeil, fatigue) qui orientent vers des déséquilibres plus profonds. Chaque personne a ses propres causes : ce qui déclenche des crises chez l'une n'aura peut-être aucun effet chez l'autre.
Alimentation et micronutrition
L'alimentation est un levier puissant, à plusieurs niveaux :
couvrir les besoins nutritionnels pour maintenir l'équilibre interne (l'homéostasie)
apporter des aliments protecteurs et anti-inflammatoires
limiter, selon la sensibilité de chacun, les substances pro-inflammatoires (glutamate, histamine)
En complément, la micronutrition permet de corriger rapidement les déficits idéalement objectivés par des analyses biologiques : magnésium, coenzyme Q10, vitamine B2... mais aussi vitamines du groupe B, zinc, oméga-3 selon le bilan individuel.
Même avec des produits respectueux de la physiologie, de mauvaises associations ou de mauvais dosages peuvent être contre-productifs : une supplémentation s'adapte toujours à la personne.
Apaiser le système nerveux
La migraine se caractérisant par une hyperexcitabilité nerveuse, il est possible là encore de désamorcer le processus par différentes voies. Le naturopathe aide à rééquilibrer certains aspects de l'hygiène de vie en faveur d’une meilleure prévention du stress.
La phytothérapie (utilisation des plantes et de leur principes actifs) permet d'agir sur les facteurs inflammatoires et nerveux. Certaines plantes possèdent des propriétés démontrées dans la prévention des migraines.
L’aromathérapie (thérapie par les huiles essentielles), actuellement étayée par de nombreuses études scientifiques, est notamment très efficace dans la régulation du système nerveux autonome.
L'accompagnement pluridisciplinaire est aussi essentiel.
Quand le stress, l'anticipation des crises ou la peur de la douleur entretiennent le cercle des migraines, l'hypnothérapie peut être un complément intéressant. Elle aide à apaiser le système nerveux, à modifier la réaction au stress et à vivre différemment la douleur. À Bordeaux, je travaille en complément de Sébastien Le Paire, hypnothérapeute, pour les personnes qui le souhaitent.
L'hygiène de vie : les bases
L'hygiène de vie est un levier d'action qui permet d'agir de façon holistique et symbiotique sur les facteurs impliqués dans la migraine :
adopter une alimentation protectrice
réguler ses rythmes chronobiologiques en optimisant son sommeil
utiliser des techniques de gestion du stress
Le naturopathe accompagne la personne pour l'aider à trouver les habitudes les plus efficaces dans la prévention de ses migraines.
Consulter un naturopathe pour des migraines
Des mesures préventives comme supprimer le gluten, arrêter le lactose, adopter une alimentation anti-inflammatoire, gérer le stress ou utiliser des soutiens naturels... peuvent limiter le déclenchement des migraines mais il est possible que cela ne suffise pas à les soulager durablement.
Pour en finir avec les migraines, il est avant tout essentiel de comprendre pourquoi les déséquilibres s'installent. Certains professionnels formés à l'approche de santé fonctionnelle peuvent vous aider à mener l'enquête sur les causes qui entretiennent vos migraines.
Un approfondissement individuel peut apporter une réelle différence en agissant, non seulement sur les symptômes de la migraine et ses mécanismes mais également sur les causes plus profondes : dérèglement hormonal, infection chronique, troubles digestifs....
Pour comprendre comment choisir le bon interlocuteur selon sa situation, voir Qui consulter pour des migraines ?
Le naturopathe ne se contente pas seulement de soulager la migraine mais procède à une véritable enquête de terrain pour comprendre les causes sous-jacentes. Le bilan de naturopathie permet d’aborder chaque situation de manière globale (en prenant en compte les dimensions physiques, psychologiques et le mode de vie).
Grâce à un travail d'analyse approfondi, il devient alors possible de rééquilibrer le terrain et d’enrayer les facteurs prédisposant à la migraine avec des actions adaptées à votre fonctionnement et des solutions naturelles ciblées.

Mélodie Tuquet, Naturopathe fonctionnelle
🧠 Spécialisée dans l'accompagnement des migraines.
📒 Créatrice du Journal Migraines (outil de suivi des migraines)
📍Consultation en visio et à Bordeaux
Questions fréquentes sur la naturopathie et les migraines
Que se passe-t-il lors d'un bilan de naturopathie pour des migraines ?
Le bilan aborde la situation de façon globale : les migraines, mais aussi la digestion, le sommeil, le stress, le cycle hormonal et le mode de vie. Il permet de relier les symptômes entre eux pour identifier les facteurs qui entretiennent les crises, puis de construire des actions adaptées à la personne.
La naturopathie peut-elle soigner la migraine ?
La naturopathie n'a pas pour objet de guérir la migraine. Elle propose une démarche complémentaire : rechercher les facteurs qui entretiennent les crises (inflammation, carences, intestin, hormones, stress, rythmes de vie) et accompagner leur correction par l'alimentation, la micronutrition, la gestion du stress et l'hygiène de vie, de façon individualisée.
La migraine est-elle héréditaire ?
Elle comporte une part héréditaire : elle est plus fréquente dans certaines familles. Cette prédisposition ne détermine pas tout, car les facteurs de terrain et de mode de vie influencent la fréquence et l'intensité des crises.
Pourquoi les migraines reviennent-elles alors que les déclencheurs sont évités ?
Parce que le déclencheur n'est que la dernière goutte. Tant que le terrain (inflammation, carences, déséquilibre intestinal, fluctuations hormonales) reste fragilisé, un autre déclencheur peut prendre le relais.
Naturopathie et traitement de fond : sont-ils compatibles ?
Oui, la naturopathie s'ajoute au traitement sans le remplacer. Tout changement de traitement se décide avec le médecin prescripteur. Certains compléments et plantes peuvent interagir avec des médicaments, d'où l'intérêt de signaler tous les traitements en cours.
Quand faut-il consulter en urgence ?
Un mal de tête brutal et violent, une raideur de nuque avec de la fièvre, un déficit moteur, un trouble de la parole ou un mal de tête survenant après un traumatisme crânien justifient un avis médical immédiat.
Références bibliographiques
Leroux, E. (2016). La méthode anti migraine.
Podcast : Comment lutter efficacement contre les migraines ?, 2022, France Inter (https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-du-lundi-31-janvier-2022-4647909)
Chaudot, J. (2021). Bye bye migraine ! : Une seule solution pour guérir : comprendre.
Harer, C., & von Kummer, R. (1991). Cerebrovascular CO2 reactivity in migraine: assessment by transcranial Doppler ultrasound. Journal of neurology, 238(1), 23–26. https://doi.org/10.1007/BF00319705
Ninot, G. (2022). 100 médecines douces validées par la science.
La voix des migraineux, Sondage impact de la migraine sévère et chronique, Mars 2020 (https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2021-12/sondage_2020_la_voix_des_migraineux_-_resultats_et_analyse.pdf)



Je souffre de migraines quasi quotidiennes depuis plusieurs années. Merci pour cet article riche en contenu de qualité ! Je vais tester quelques recommandations issues de votre guide que je ne connaissais pas. Merci encore 👍